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16 Feb

L'art du koan zen japonais

Publié par FuransuZen  - Catégories :  #Japon

L'art du koan zen japonais

 Qu'est-ce qu'un koan? Petite explication rapide :

Le kōan (japonais ; chinois : gōng'àn 公案) est une courte phrase ou brève anecdote (littéralement : arrêt faisant jurisprudence) absurde ou paradoxale utilisée dans certaines écoles du bouddhisme chan ou zen. Le kōan est utilisé comme un objet de méditation ou pour déclencher l’éveil ou encore pour discerner l’éveil de l’égarement.


Aujourd’hui les kōan sont, avec la posture assise, l'un des principaux outils d'enseignement de la tradition Rinzai. La tradition Soto estime, quant à elle, qu'il vaut mieux s'en tenir à la seule posture assise, zazen, le kōan risquant de se pervertir en un jeu de l'esprit ou dans une réflexion inutile. Néanmoins, cette école utilisa également des kōan dans le passé, jusqu'au XVIIIe siècle. Aujourd'hui encore, le kōan est utilisé dans l'enseignement oral de la traditionSoto pour suggérer « ce qui ne peut être dit avec des mots ».

Même si les premiers kōan furent rédigés dès le IXe siècle, la plupart des kōan ont été compilés aux 
XIIe et XIIIe siècles de notre ère. Ils se comptent par centaines, et sont les témoins de plusieurs siècles de transmission du bouddhisme chan en Chine et bouddhisme zen au Japon.

Le kōan prend la forme d'une aporie qui ne peut être résolue de manière intellectuelle. Le méditant devra délaisser son appréhension habituelle des phénomènes pour laisser la vérité le pénétrer.
Un kōan peut aussi prendre la forme du compte-rendu d'une discussion célèbre entre deux maîtres du chan (ou zen).





Le kōan, dans sa forme pure, n'est pas une devinette, ni un mot d'esprit étant transmis par le maître au disciple. Il ne s'agit pas de répéter quelque obscurité, de triturer une énigme, mais de travailler avec un paradoxe de sagesse centenaire, transmis personnellement, dans l'intimité entre maître et étudiant.


L'étudiant prend à cœur de résoudre le kōan, et la pratique durant des séances formelles, mais plus largement durant chacune de ses activités quotidiennes, jusqu'à atteindre le satori (l'éveil). 

Le wato est un mot-clé, une chute sur laquelle l'étudiant se concentre. 

Dans l'école Rinzai, cinq catégories de kōan (de plus en plus difficiles) sont distinguées :

hosshins kōan ;
kikan kōan ;
gonsen kōan ;
nanto kōan ;
go-i kōan, ou kōan des cinq degrés.


Un certain nombre de kōan ont été commentés. Mais il est dit que le commentaire ne fait pas comprendre le kōan : il en ouvre seulement la voie. C'est à chacun de comprendre, de vivre le kōan. 

Il arrive qu'un moine se voie assigner un seul kōan pour toute sa vie monastique.


Evidemment ça ne vous dit pas vraiment ce qu'est un koan... 

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À propos

Shiatsu, Japon, Arts Martiaux, Zen